Conversions et reconversions dans le refuge huguenot

di Myriam Yardeni

Les cas d'abjurations, de conversions et de reconversions sont à l'ordre du jour dans presque toutes les communautés réfugiées huguenotes. Il suffit de parcourir les registres des délibérations de différents consistoires pour se rendre compte de ce fait. Pour cette communication, nous avons dépouillé les registres des délibérations de plusieurs églises françaises réformées réfugiées, notamment ceux de Londres1, de Canterbury2, de la Haye, de Leyde3 et d'Erlangen4 ainsi que les délibérations des Compagnies de pasteurs de Neuchâtel5 et de Genève6.
Ces délibérations jettent une lumière nouvelle sur beaucoup de problèmes liés aux conversions. Bien plus, en les dépouillant, on peut même établir une typologie des abjurations, des conversions et des reconversions et saisir leur rythme et leur dynamique. Cependant, elles restent muettes sur les déchirements psychologiques, les hésitations, et pour la plupart aussi sur les souffrances des convertis. Tout au plus, on enregistre le motif officiellement indiqué de la conversion, en y ajoutant quelquefois de brèves remarques. Pourtant, il n'est pas difficile de deviner d'autres causes et d'autres motifs derrière les faits sèchement indiqués et enregistrés, comme dans le cas du marchand Pierre Rey, originaire de Nîmes, qui arrive en 1705 à Erlangen:

A comparu sieur Pierre Rey, marchand de Nismes, qui a représenté qu'au course des viollentes persecutions qu'on a exercé et qu'on exerce encor contre ceux de notre Sainte Relligion Reformée, il a eu le malheur de succomber et de changer de Relligion en entrant dans la communion Romaine, ou par un grand malheur pour lui il a participé à ses erreurs, superstitions et idolatries et surtout au sacrifice de la messe, et comme Dieu lui a fait la grace de sortir de cette maudite Babillone, et par consequent de se rendre dans ces contrées ou par une bonté toute particulière du grand Dieu il le peut servir suivant les mouvemens de sa conscience, et ainsy il confesse sa faute et demande pardon à Dieu et à son Eglise qu'il [a] grandement scandalisée par sa chute, supliant la compagnie de le recevoir à la paix de l'Eglise sous la promesse qu'il faitd'y vivre et d'y mourir7.

Vingt ans après la Révocation, quand les grandes vagues d'émigration s'apaisent déjà8 les consistoires trouvent plus de temps pour être un peu plus explicites en ce qui concerne les abjurations. Pendant les premières années, on note seulement que tel et tel, originaire de x, a abjuré.

Pourtant, dès le début, les problèmes ne manquent pas. Parfois il est difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Car il arrive que parmi les réfugiés s'infiltrent aussi des espions du Roi de France ou bien de simples aventuriers qui cherchent à profiter de l'aide mise à la disposition des réfugiés par quelques grands organismes philantropiques comme le Royal Bounty à Londres9, ou la Bourse Française à Genève10. Ce qui ne veut pas dire que l'état financier de ces organismes soit toujours satisfaisant11.

Plusieurs pasteurs sont même incapables de cacher leurs suspicions et admonestent durement et sans distinction tous ceux qui demandent à abjurer. Le consistoire de l'Eglise de Threadneedle Street doit même intervenir:

La compagnie trouvant que le Ministre qui a préché ce matin s'est servi des termes trop forts contre la Religion romaine, en recevant un homme qui en faisoit abjuration a jugé à propos de dresser cet acte, par lequel elle désapprouve cet emportement et a résolu que désormais les Ministres en useront avec toute sorte de modération, quand ils traiteront les controverses dans leurs sermons. Et quand ils feront faire abjuration à quelqu'un de ladit Religion, ils se contenteront de le faire renoncer simplement à ses erreurs et à ses abus, sans se servir de paroles injurieuses.

Mais, comme il s'avère heureusement, «le Ministre qui a fait le sermon dont il est parlé au commencement de cet acte est un étranger et non pas un des Ministres qui prêchent ordinairement dans l'Eglise»12.

Pour tester la sincérité des abjurations, l'Eglise d'Erlangen prend la résolution d'interdire aux «prosélytes» de se marier pendant deux ans et de leur accorder la permission seulement après qu'ils aient fait preuve de «bonnes moeurs» et de fidélité à la religion13.

En effet, il n'est pas aisé de trouver le juste milieu entre la lutte contre les faux convertis et les aventuriers14 et ceux dont la pauvreté est telle qu'ils envisagent de retourner en France et se convertir au Catholicisme. En 1698 à Londres,

la Compagnie ayant été informée que l'extrême misere met plusieurs familles dans un tel desespoir que la plupart entr'eux ou sont déjà retournez en France, ou sont sur le point d'y retourner. Sur cela la compagnie a ordonné 1° que l'on prêchera pendant quelques temps contre ceux qui retournent en France... 3° que Mrs. les Ministres, anciens et diacres chacun dans son quartier, verront ceux qui sont ebranlez pour les affermir15.

Les agents du roi de France exploitent bien sûr l'extrême pauvreté de certains réfugiés pour les faire revenir en France. A Genève par exemple, on doit charger Mr. Butini, probablement un diacre ou un ancien, «de parler à un réfugié de son quartier qui est accusé de tâcher à en debaucher d'autres pour s'en retourner»16.

Une autre difficulté à laquelle sont confrontées les Eglises du Refuge c'est l'extrême facilité de la conversion et de la reconversion de certains réfugiés, dont la situation économique et financière est probablement infiniment supérieure à celle de leurs frères qui retournent en France à cause de leur grande misère. Il s'agit de réfugiés qui rentrent en France pour traiter de leurs affaires, généralement liées à leurs propriétés abandonnées ou ceux qui rentrent pour des raisons familiales. Généralement, ces réfugiés, une fois arrivés en France se comportent en bons catholiques et vont à la messe, afin de ne pas éveiller les suspicions du curé, des gens du roi ou des différents délateurs. Quand ils rejoignent leurs communautés de réfugiés et leur église, ils reconnaissent leur péché et demandent à être réadmis à la communion.

Les pasteurs saisissent bien sûr les dangers liés à ce procédé et fulminent contre le phénomène du va et vient de leurs «fidèles». Il n'y a pratiquement pas d'église du Refuge qui ne soit confrontée à cette forme de relâchement de la morale et des liens de religion qui s'exprime par le phénomène des conversions et des reconversions. A Londres, on suit attentivement le cas d'une certaine Madame Le Moyne: «Madame Le Moyne étant allée en France, la compagnie a résolu si elle revient, de la bien examiner avant que de la recevoir à la communion». Quand elle revient, après une absence de cinq mois, on lit: «On a résolu de citer Madame Le Moyne qui a fait un voyage en France depuis peu» 17. Généralement ceux qui reviennent reconnaissent sans discussion qu'une fois rentrés en France ils ont abjuré, comme c'est le cas de Jacques Moquet. «Jacques Moquet étant allé en France, où il a fait abjuré notre Religion, la Compagnie l'a censuré d'avoir fait témérairement ce voyage et il l'a admis à faire reconnaisasnce de sa faute Dimanche prochain»18. A Erlangen, le phénomène des voyages en France ressemble parfois à une véritable épidémie.

Une catégorie de conversions qui n'éveille aucune suspicion c'est celle des femmes mariées à des hommes d'une autre religion, anglicane, luthérienne, voire, catholique et qui une fois devenues veuves retournent à leur ancienne foi. C'est ainsi qu'à Canterbury, «la veuve Brodstreet fille de Divion s'est présentée devant la compagnie demandant d'être admise à la participation de la Sainte Cène au milieu de nous, n'y ayant participé durant la vie de son mari parce qu'il étoit Anglois, et qu'elle alloit à l'Eglise Angloise avec luy»19. Acte touchant par sa simplicité et sa sincérité.
Marie Dabussy, veuve d'Abarbanel, quant à elle, se présente le 17 août 1733 devant l'église wallonne de La Haye demandant à faire abjuration des erreurs de l'Eglise Romaine»20.
Un cas plus compliqué est celui de Marie Alton, mariée depuis deux ans à un soldat catholique romain nommé Jean Baptiste Dupont. Marie Alton se présente elle aussi à la compagnie de La Haye, le 5 octobre 1750, «demandant don du scandale qu'elle a donné, déclarant que sensible à sa faute elle s'est elle même abstenue de participer au sacrement de la Ste Cène, mais priant en même temps la Compagnie de permettre qu'elle s'approche de la Table sacrée, dont elle ne s'est éloignée que dans des sentimens de repentance. La Compagnie, sur ces déclarations de Marie Alton lui a permis de communier Dimanche prochain, après lui avoir adressé par la bouche de Mr. le Modérateur une forte exhortation, et avoir tiré d'elle une promesse expresse d'élever son enfant et ceux qu'elle pourroit avoir encore dans les principes de notre Sainte Religion»21.
L'écrasante majorité des conversions qu'on relève dans les registres des délibérations des Eglises du Refuge ont trait à des anciens réformés français. Par là même, ces conversions constituent une catégorie sui generis et qui n'est pas sans rappeler les nouveaux catholiques espagnols et portugais marranes, qui demandent à retourner au Judaïsme. Somme toute, il s'agit encore de croyants et de fidèles qui pour la plupart sont mus d'un profond sentiment de honte et de péché. Même si on constate un certain relâchement chez ceux qui retournent temporairement en France, il ne fait pas de doute qu'il s'agit encore de huguenots qui ne veulent pas rompre leurs liens avec leur église. Le fait même qu'ils demandent leur réadmission à la communion dès qu'ils rejoignent à nouveau leur église du refuge témoigne qu'il serait, même dans leur cas, encore prématuré de parler de laïcisation.
Si les abjurations des réfugiés constituent la majorité des cas de conversion dans le Refuge, quelques grandes églises comme celles de Genève, de Londres ou bien celle de La Haye sont aussi confrontées à des problèmes liés à la conversion de juifs, de musulmans ou de «vieux» catholiques. Au début du dix-huitième et surtout dans les années dix, les Eglises réformées françaises de Londres sont secouées par «l'affaire des prosélytes». Il s'agit de quelques dizaines d'anciens prêtres catholiques convertis au Protestantisme qui demandent à être exemptés d'une nouvelle ordination avant de servir comme pasteurs. Bien sûr, ils demandent aussi à être «soulagés», comme tous les autres prosélytes22. Méfiante, l'Eglise de la Patente décrète le 20 juillet 1719, de «prendre soigneusement garde qu'aucun ministre prosélite destitué d'ordination protestante par l'imposition des mains d'un Evesque, ou d'un colloque ou d'un sinode n'administre parmi nous les sacremens»23.
Bien plus: «Messieurs les Commissaires établis pour l'entretien et pour l'establissement des pauvres proselites» demandent de leur fournir les informations rassemblées par les Eglises de l'Artillerie et de la Patente concernant les prosélytes catholiques, «surtout le lieu de leur naissance et les endroits ou ils auront demeuré afin qu'on puisse ecrire sur les lieux et s'informer sy quelque mechante action ou un esprit de libertinage ne les amene pas parmy nous plustot que l'amour de la verité»24.
On peut même parler d'une étroite collaboration entre les différentes églises du Refuge pour éviter les cas d'escroquerie et les fausses conversions. Ainsi, Chauffepié, pasteur de l'église française de Hambourg met en garde ses collègues de Londres contre deux escrocs juifs, Moïse Wigerono natif de Livourne et sa femme Sara Levy d'Amsterdam, qui, après leur passage au Protestantisme ont collectés des charités considérables, puis, ont disparu. Chauffepié fournit même une description minutieuse de ces deux escrocs, «afin que de tels trompeurs n'abusent pas des charités des bonnes âmes. Si vous les découvrez chez vous faites nous la grace nous en donner avis»25.
Probablement, pour éviter des cas de ce genre, l'Eglise française de Londres décrète en 1767 que «l'on observera au reste que personne ne doit être admis à faire l'abjuration qu'il n'ait auparavant séjourné six mois dans ce païs sans avoir donné sujet de scandale»26.
Les cas de conversion des Juifs sont probablement plus nombreux qu'on ne le pense. A La Haye, on élabore même un formulaire spécial à leur intention, qu'on décide d'abréger en 1740: «Mrs. les Pasteurs se sont chargés d'abréger le formulaire du Batême pour les Juifs sur la représentation qu'a faitte Mr. Chais qu'il étoit d'une longueur excessive»27.
Les églises wallonnes des Pays Bas insistent pourtant sur quelques principes de base, comme la connaissance des Ecritures Saintes en langue française. C'est ainsi qu'en 1710 on refuse à La Haye d'admettre l'abjuration de Salomon Carton, curé de Moulis dans les environs de Sedan, qui «a déclaré à la Compagnie qu'estant en France, il s'estoit appercu des erreurs de l'Eglise Romaine. Et que souhaittant d'y renoncer il s'estoit rendu dans ce pays pour pouvoir professer nostre Ste Communion. Sur quoy la Compagnie approuvant sa résolution a différé de le recevoir jusqu'à ce que N.T.C.F. Mr. Chion Pasteur l'aye examiné pour en faire rapport à la compagnie»... Et le rapport de Chion établit sans équivoque: «il ne l'avoit pas trouvé assez instruit, puisqu'il n'avoit pas puisé les principes de sa foy dans l'Ecriture Sainte»28.
La connaissance de la langue française constitue une condition sine qua non pour être admis comme membre d'une église française, même pour les membres de l'Eglise hollandaise. Or, ces deux églises suiventrigoureusement les mêmes doctrines et font partie du même synode des Pays Bas. Les demandes de passer d'une église à l'autre ne sont pas rares. En principe, seule une connaissance peu satisfaisante de la langue française peut constituer un obstacle à cet égard. Pour les consistoires c'est aussi bien un principe de religion qu'un moyen de se défendre de tous ceux qui voudraient exploiter leur bien aisance, surtout, dans les dernières décennies du XVIIIe siècle. C'est ainsi qu'à Leyde on soupçonne «une fille de l'Eglise Hollandoise... de ne pas savoir notre langue» et on pense qu'elle voudrait simplement profiter de l'une des institutions de bienfaisance de l'Eglise. On délibère et on décide que «cette personne comparoitroit en consistoire, où l'on examineroit si elle possédoit assez le françois pour etre en état de s'édiffier ches nous, et que si elle ignoroit trop cette langue pour proffiter de nos exercices, elle ne seroit pas admise»29.
Pourtant, vers la fin du siècle on est déjà moins chiche quand il s'agit de l'admission d'un catholique. C'est ainsi que les commissaires de l'Ecole française de La Haye demandent en 1782 «la permission de recevoir un Hollandois un garçon de la maison, nommé Jean Albert Mathey qui déjà d'un certain âge n'étoit entré dans la maison qu'à l'âge de 16 ans, avoit été jusqu'à ce tems étant élevé dans la Religion Romaine, et que par consequent ne pouvoit être trop tot muni contre les erreurs de cette Eglise, ce qui ne pouvoit avoir lieu si l'on remettoit son instruction jusqu'à ce qu'il sçut la langue françoise. La Comp. ayant égard à ces raisons a accordé cette demande»30.
Et enfin, pour terminer la panoplie de nos conversions, mentionnons aussi le domestique maure de Mr. le Baron Keppel, que son maître a instruit dans les principes de la religion réformée: «Le dit Maure s'est présenté à notre Compagnie et nous a demandé le Baptesme, ce qui lui a été accordé, après qu'il a esté examiné en particulier par Mr. Chion et en plein Consistoire»31.
D'après nos documents, il devient clair que les Eglises du Refuge essayent de suivre une politique cohérente en ce qui concerne les conversions. Pour ce qui est des anciens huguenots, on est sévère à leur égard, mais en même temps on cherche à ne pas les effaroucher. On poursuit la même politique aussi à l'égard de ceux qui bien que se trouvant dans un pays d'asile et encore protestants, sont déjà arrivés au bout de leurs souffrances et pensent retourner en France à cause de leurs grandes misères. Quant aux prosélytes d'autres bords, les consistoires deviennent plus circonspects. Ils flairent partout des aventuriers, des escrocs et des faux convertis qui ne cherchent qu'à profiter de l'aisance très relative des Eglises du Refuge et de les exploiter.
Ce ne sont pas des Communautés de Saints que les Consistoires des Eglises du Refuge essayent d'ériger, mais des églises vivables. Et leur attitude à l'égard des conversions, des reconversions et des abjurations confirme cette tendance, voire, cette idéologie.

Notes

1. Le traitement le plus compréhensif se trouve dans F. de Schickler, Les Eglises du refuge en Angleterre, 3 vol., Paris, 1892. Voir aussi: D.C.A. Agnew, Protestant Exiles from France chiefly in the Reign of Louis XIV, 3 vol., Londres, 1871-1874, R.D. Gwynn, Huguenot Heritage, Londres, 1985, B. Cottret, Terre d'exil. L'Angleterre et ses réfugiés français et wallons, de la Réforme à la Révocation de l'édit de Nantes, 1550-1700, Paris, 1985. Les deux églises les plus importantes de Londres sont celles de Threadneedle Street (nonconformiste) et celle de la Savoye (conformiste, c'est à dire église qui suit le rite anglican, mais en langue française). A un moment donné, il y a plus de 30 églises françaises à Londres, mais elles disparaissent lentement, l'une après l'autre. De nos jours, il ne reste que l'église du Soho Square. On trouve une esquisse rapide, mais claire de la plupart d'entre elles dans: F. Batisse, Londres huguenot, Londres, 1978.

2. F.W. Cross, History of the Walloon and Huguenot Church at Canterbury, Londres, 1895.

3. Dans les Provinces-Unies des Pays-Bas il n'y a qu'un culte réformé calviniste, soit de langue française, soit de langue néerlandaise. Voir: H.H. Bolhuis, La Hollande et les deux refuges, in «BSHPF», 115 (1969), pp. 407-428, H. Bots-H. Posthumus-Meyjes (eds.), La Révocation de l'édit de Nantes et les Provinces Unies, Amsterdam-Maarsen, 1985.

4. Sur Erlangen, C. Friedrich, 300 Jahre Hugenottenstadt Erlangen, Nürnberg, 1986, qui contient une bibliographie exhaustive.

5. F. Godet, Histoire de la Réformation et du refuge dans le Pays de Neuchâtel, Neuchâtel, 1859; Neuchâtel et le Refuge Huguenot, in «Musée Neuchâtelois», 4, 1985 (numéro spécial).

6. Sur l'Eglise de Genève: R. Stauffenegger, Eglise et société, Genève au XVIIe siècle, 2 vols., Genève, 1984. Sur l'église genévoise et les réfugiés de la révocation: O. Fatio, L. Martin, L'Eglise de Genève et la révocation de l'édit de Nantes, in O. Fatio, (éd.), Genève et la Révocation de l'Edit de Nantes, Genève, 1985.

7. Evangelische reformierte Gemeinde Erlangen, Livre Second des délibérations du consistoire françois establi dans cette ville de Christian Erlang commancé le 25 Janvier de l'année de grâce 1697 continué jusqu'au 24 décembre de l'année 1705, le 17 décembre 105.

8. Entre 1729-1745, il y a 192 cas d'abjuration dans l'Eglise Française de Threadneedle Street, French Church of London, ms. 70.

9. Sur les différents actions d'aide à Londres: J. Scouloudi, L'aide apportée aux réfugiés protestants français par l'Eglise de Threadneedle Street, l'Eglise de Londres (1681-1687), in «BSHPF», 115 (1969), pp. 429-444; E.S.A. Marmoy, L'Entraide des Réfugiés Français en Angleterre, ivi, pp. 591-604, A.P. Hands-J. Scouloudi (eds.), French Protestant Refugees Relieved Through the Threadneedle Street Church London, 1681-1687, London, 1971.

10. C. Holtz, La Bourse Française de Genève et le refuge de 1684 à 1686, in Fatio, op. cit., pp. 439-500, qui contient aussi une bonne introduction historique.

11. Ainsi, la Compagnie de pasteurs de Genève demande à ses membres en Novembre 1726 de «parler dans leurs sermons de la collecte pour les pauvres de la B[ourse] françoise, et de le faire d'une manière très forte, attendu les grandes charges qui tombent chaque jour sur la Bourse, soit à cause de ceux, qui sortent de la France, soit à cause des familles de la Vallée du Pragelas qui se retirent ici à l'occasion des nouveaux ordres du Roi de Sardaigne» (Genève, Archives d'Etat, Compagnie des Pasteurs, registres, vol. 22, R. 22).

12. French Church of London, ms. 7, f. 266v (Sept. 12, 1686). C'est un usage répandu de laisser prêcher dans une église du Refuge des pasteurs «étrangers» de passage. Voir par exemple la liste des «ministres admis à prêcher dans nos Eglises», FCL, ms. 10.

13. Ev. Reform. Gemeinde Erlangen, Livre Second des délibérations, le 8 Sept. 1698.

14. Sur quelques uns de ces aventuriers: S. Roth, Les Aventuriers au XVIIIe siècle, Paris, 1980.

15. FCL, ms. 12, f. 143.

16. Genève, Archives d'Etat, Compagnie des pasteurs. R. 16, f. 61 (10 août 1688).

17. FLC, ms. 12 ff. 175 et 196 (le 28 mai 1699 et le 29 sept. 1699).

18. FCL, ms. 12, f. 350 (9 août 1702).

19. Cathedral Library Canterbury, deposits 39, class U- French Church Records - Actes du Consistoire U 47 A6 (le 29 avril 1680).

20. Gemeentearchief's Gravenhage - Waals Hervormde Gomeente - vol. 3, Registre des Délibérations de l'Eglise Wallonne de La Haye commençant le 5 janvier 1724 f. 269.

21. Waals Hervormte Gemeente 4, f. 85.

22. L'un des plus célèbres de ces prosélytes est Michel Malard, ancien curé de Belleville et confesseur des soeurs de Vèze près de Lyon. Cfr. R.A. Austen-Leigh, Dr. Michael Malard, the proselyte. in «Proceedings of the Huguenot Society' of London», XV (1937), pp. 555-565.

23. FCL, ms. 189, ff. 53-54.

24. FCL, ms. 189, ff. 35.

25. FCL, ms. 299, Recueil d'Actes des Assemblées Générales et diverses lettres originales à ce sujet ecrites à cette Eglise de St. Jean. Nr. 26 Letter from Church at Altona giving warning against two Jewish Proselytes.

26. FCL, ms. 21. Recueil des Reglements et des usages de la Compagnie des Ministres et Anciens de l'Eglise françoise de Londres, 1767, ff. 19-20.

27. Waals Hervormde Gemeende 3, f. 500.

28. Waals Hervormde Gemeende 2, f. 25.

29. Archives de l'Eglise Wallonne de Leyde. Actes du Consistoire, vol. 47 (1766-1784), f. 56r (23 décembre 1779).

30. Waals Hervormde Gemeende 3, ff. 309-310.

31. Waals Hervormde Gemeende 3, f. 81.